Vladimir Horowitz

vladimir horowitz Vladimir Horowitz reste et restera l'un des meilleurs pianistes de tous les temps

D'une virtuosité, d'une technique et d'une qualité d'interprétation souvent copiées mais jamais égalées, il reste un maître absolu et n'a eu de rival au XXème siècle que Rachmaninov lui même.

Vladimir Horowitz : biographie

vladimir horowitz
Vladimir Horowitz est un pianiste russe n'est en 1904 en Ukraine. Il est issu d'une famille bourgeoise : son père était ingénieur et sa mère pianiste, c'est d'ailleurs elle qui lui donne ses premières leçons à l'âge de six ans. Il rentre au conservatoire  de Kiev à 12 ans et y fait de brillantes études, ayant une attention particulière pour la composition. Mais sa rencontre avec Alexandre Scriabine à 15 ans, lui fait choisir définitivement la voie de l'interprétation. En 1920, il donne son premier concert à Kiev ou il remporte un franc succès. Cela sera suivit de concerts à Moscou puis une série de 23 concerts à Leningrad qui seront un véritable triomphe en 1924. Il fait une tournée l'année suivante qui le fait connaitre dans toute l'Europe, et un concert en 1926 à Berlin ou il est surnommé " l'ouragan des steppes" devant la force de son jeu et sa technique. La France lui prodigue le même accueil fiévreux et en 1928 il se fait connaître aux États-Unis grâce à un concert qui fera date au Carnagie hall. Le public new-yorkais pourtant habitué à des pianistes extraordinaires comme Rachmaninov ou  Paderewsky  restera en transe pendant tout l'entracte après avoir entendu le concerto n°1 de Tchaïkovski. La critique se déchaînent et, le lendemain, l'artiste est consacré. Il commence une série d'enregistrements la même année.

En 1933, il est choisi par Arthuro Toscanini pour interpréter le concerto n°5 de Beethoven "l'Empereur" dans le cadre d'un cycle beethovénien à New York. Il rencontre pendant les répétitions la fille de celui-ci, avec laquelle il se mariera la même année. Considéré déjà à l'époque comme un des meilleurs pianistes de tous les temps, sa rencontre avec Rachmaninov sera fructueuse. Réfractaire au départ face à la personnalité ambiguë du pianiste, Rachmaninov découvrira un grand ami avec lequel il fera de nombreux duos pianistiques. Les transcriptions de ses propres concertos et les nombreuses pièces pour deux pianos, ne sont d'ailleurs pas étranger à cette amitié. En 1940, Vladimir Horowitz  soutiendra l'effort de guerre par de nombreux concerts qui s'avèreront fructueux financièrement. En 1943, il découvre un jeune pianiste jouant avec brio le concerto n°2 de Rachmaninov et en est tellement émerveillé, qui lui propose de devenir son professeur alors même qu'il n'a encore jamais pris d'élève. Il s'agit du jeune Byron Janis qu'il soutient pendant cinq ans. Sa carrière est ensuite ponctuée de périodes de retrait (53/65, 69/74, 83/85) et d'intense activité, entre dépression et tournées internationales. En 1975, sa fille unique décède à Genève, ce qui l'affecte profondément. En 1982, après 31 ans d'absence, il refait sous l'impulsion du prince Charles son premier concert européen au Royal Festival Hall. Suite à ce renouveau, il revient fréquemment en tournée en Europe, mais également au Japon. En 1986, c'est en Ukraine puis en Russie qu'il revient après plus de 60 ans d'absence. Il meurt quelques années après chez lui en 1989.

Vladimir Horowitz : l'artiste

Vladimir Horowitz est considéré unanimement comme l'un des plus grands pianistes de tous les temps. La seule comparaison qu'on lui est trouvé parmi ses contemporains était Rachmaninov lui-même. Il est un météorite dans l'univers du piano, d'une technique tellement maitrisé qu'elle semble ne plus exister, et d'un lyrisme dans ses interprétations qui hypnotisent et captivent l'auditeur de façon quasi magique. Il est la référence absolue des pianistes du XXe siècle pour notamment Marta Argerich , Georges Cziffra , Sviatoslav Richter ou encore Byron Janis. La plupart de ses enregistrements sont incontournables. Cependant, le perfectionnisme voir le maniérisme dont il faisait preuve à grandement joué sur l'étendue de son répertoire. Il limitait volontairement les pièces de ses récitals et de ses enregistrements. C'est encore aujourd'hui à regret que l'on observe des pans entiers de la littérature pianistique qu'il n'a pas abordé. Mais cela fait également parti du personnage. 

 

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